lundi, 14 mai 2007

Stérile

Mes paroles auront déjà franchies le barrage de mes dents ; tandis que tes mains, commenceront, à peine, la naissance d’un mouvement. Je serai déjà loin…Tes mains en position fœtale. A nouveau. Elles chercheront à engendrer dans le mutisme de mon verbe placentaire. Plus tard, elles donneront vie. Sous les coups de contraction des reins anesthésiés par des assauts répétés. Aucun cri ne franchira mes lèvres. Une péridurale de mes gorges. Accouchement sans douleur du désir. Pour le voir grandir, avoir faim. Pour s’éduquer du regret du travail passé, d’un enfantement de lutte pour la  reconnaissance de paternité d’un orgasme. Ou du déni. Pour un divorce ultérieur et sans passion des sentiments. Je ne porterai pas de relations neuf mois durant. Mon cœur ne s’élèvera pas en matrice fortifiée aux remparts amoureux. Je ne procréerais pas de passions. Je serai inusitée, ménopausée et stérile.

Mes gorges et mes lèvres arides. Plus de naissance, de  déchirure. Mes entrailles ne se scinderont pas.

La mère asséchée de mon propre néant.

lundi, 06 novembre 2006

le 6 novembre 2006

Je crois qu'il est temps pour moi de sombrer dans le réel .....

mercredi, 11 octobre 2006

hommage

Hommage à la prose  et à la verve du grand Nikki Laudanum...

biz à toi .....

dimanche, 20 août 2006

la nuit

La nuit
Les toits
Toi

Le monologue des terrasses
Dans un Paris volubile
Irridescent
Le phallus de la capitale
Nous mus de lumière

Transparents

Du bleu,
tu soupires.
Du rouge,
tu transpires .

Le symbole te regarde.

Cet emblême hautain
Que j'éteins
D'un claquement de doigts.
Pour toi.

Compte
Un,
Deux,
Trois.

Le noir fait froid.
Je t'embrasse...

mardi, 11 juillet 2006

11/07/2006- victory and defeat

Mon pied dressé, tendu, dédaigneux.

Ce pied défiguré, malhabile , rugueux.

Mémoire du sol dans ta bouche , tes mains.

Ces autres monts que tu ignores;

N'en sont que plus présents.

 

Drapés dans l'affront,

Par la suite te mépriseront.

Pour un pied victorieux.

Vainqueur en ta présence,

Des guerres de marches et de défaites.

Latents, gisants,

Vaincus par ta peau;

Coup d'état de tes doigts...

  

11/07/2006-seule , sale et nue

Crises de démangeaisons. Des derboukas résonnent à mes oreilles. Elles me grattent, elles aussi. Tu m'occupes l'esprit. Ma peau, elle, est seule. Seule. Sale. Et nue. Tu n'es pas là pour la carresser. C'est ta peau qui m'habille. Ta sueur qui  me lave. Vivre comme ça, dans des bras. S'endormir comme ça. Se laisser mourrir comme ça. Dans des odeurs de peau, de douceur, de sueur. Quand tu me serres, j'existe... Sinon j'erre seule. Nue. Et sale.

  

jeudi, 29 juin 2006

28/06/06-1000

Et 1000 murmures. Et  1000 bruissements, audétour de votre aine. Chaleureuse et blanchie. Etourdie et salace.Elle me parle, me hante, m'habite. Mon ventre ne donnera jamais vie ; mais à elle je veux donner naissance. La porter dans mon antre, l'élever, l'éduquer, la choyer. J'ai l'instinct maternel mal placé.

Quand elle hurle, j'accours. Quand elle pleure, j'essuie, émue et tremblante. Votre larme à mon oeil. Nos larmes mélangées.

mardi, 27 juin 2006

27/06/06- my ass is yours

Et dans l'ombre,

Et dans la quiétude,

Mon cul t'appelle désormais.

Ruisselants encore des accoups précédents,

Il attend.

Attentif et craintif.

Il veut qu'on l'envahisse,

                                   Le force,

Mais se retient.

Pudeur douillette.

 

Quand les reins,

                        Se cambrent

Pour acceuillir,

                    Ta diatribe liquide;

La douleur,

               Timide,

Est ivre ....

 

24/06/06-wet

Les rideaux d'eau glissent sur ma fenêtre en rigoles...Et moi, trempée, ruisselante; je m'incline goutelée. Gouttes        d 'eau et de toi. Dans les yeux, le ventre, le cou. La forme d 'une odeur partout où mon ombre se promène. Je respire. Pour une odeur.

Et les gens qui gravitent autour. Tellement de gens. Tellement d 'obstacles. Il faudrait des choses plus simples. Nues. Comme toi. La sueur dans les reins , le rouge au front. Juste des envies, des frottements de peau. Des choses simples. Se nourrir de foutre et de désir. S'endormir sur la jouissance. Juste pour vivre un peu. Le temps d'un lit.L'instant d'un contact furtif et pénétrant...

dimanche, 28 mai 2006

28/05/06-ordonne!!

Le regard fier mais baissé.

A chaloupé lent.

La hanche affûtée,

Le poitrail en avant,

Je m’avance,

                     Docilement.

N’écoutant que ta voix,

                                     Obéissante…

Les oreilles fébriles,

A l’impatience de tes ordres.

Tu aboies,

Je 4 pattes vers toi.

Je viens chercher

                           Le bâton…

A l’ombre de ma laisse,

Dans le creux de ton aine,

Je me niche et gémis.

Ta bave…

Sur mes lèvres….

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