lundi, 22 mai 2006

21/05/06- à l'heure de chair

La moindre peau qui me frôle,

Le papier qu’on brûle.

 

Les grains de la langue,

Qu’on exsangue,

A petits feux….

 

Les reins de la foule,

Roulent sous mes hanches,

La nuit ;

Les toits qui m’observent

Ne me soutiendront jamais plus,

Sous le tanin.

 

Et sous la lune,

Et sous le silence,

Je m’offre aux trottoirs

A l’heure de chair .

mercredi, 17 mai 2006

17/05/06-Prenez-moi!!

J' ai encore bu.J'ai encore fumé. Et de nouveau, j'ai cette irrépressible envie d'aimer le monde. D'aimer les gens. Dès que je bois , je suis amoureuse. J'ai envie de tous les toucher, les carresser, les déshabiller, les embrasser, les sucer, leur foutre généreusement mon doigt dans le cul. Comme ça pour rien. Tout donner pour rien.Geste gratuit et ineffable. Tout donner pour me faire prendre. Par des inconnus, des vieux, des gamins, des chiens. Pour leur dire que je les aime. Se faire plaquer sur des murs par des ouvriers. Entre le béton et la la chair; dans la poussière et la sueur. Pour rien.Pour dire que je les aime. Dans des bureaux, par des pourris, le mords entre les dents, la laisse au cou, la bite au cul.Sur des tables en plaqué, éclairée par les lumières bleues des computeurs, le bruit des calculatrices en musique de fond...Dans des égouts, en levrette, la gueule dans la fange. Je  veux me donner à des clodos, dans des chiottes, au supermarché, dans des congélateurs.Partout. J'aime. Partout. Sans avoir bu , je me  protège. Frigide. Deux verres, je me révèle. Pute lascive. Ta mère, ta soeur, ta chienne, ta secrétaire, ton infirmière.Je serais tout ce que tu voudras. Pour de la peau, de la sueur, du foutre, des ongles, des cheveux des odeurs, des bites turgescentes, des cons lumineux. Et pour tout l'amour du monde.

17/05/06-les amoureux sont seuls au monde

C'est le film que je viens de mater....Et je vous livre ces perles de bonne humeur que sont les miennes en cette fin d'arpès-midi.Car, oui, je ris.Je ris pur vous mes chers lecteurs ( et lectrices, car loin de moi l'idée d'être sexiste je suis bi!N'y voyez là aucune allusion sexuelle de ma part..)Je suis de bonne humeur et je vous partage ces instants choisis. Je vous livre ces répliques savoureuses sous l'orage.Allumeuses.Ces répliques  doucereuses.Douce comme ma langue sur des fruits exotiquesDouce comme ma langue sur ta hanche qui plapite.Comme ma langue sur ton pénis qui se dresse, turgescent,abondant, présent. Comme ma langue sur ton con qui siffle.Douce et moite, comme ma peau, nue sous la chaleur et  l'orage. Froide et légère. Palpitante. Frémissante. Comme la pianiste du film. Vibrante, obéissante sous les ordres de son mentor pianistique.  En format 16/9ème, noire et blanche. Je me mets dans l'objectif littéraire. Mais je n'ai que ma bonne humeur à donner. Mon giron sera vôtre. Votre maison. Rassurant et vénéneux.Venez. Installez vous. Le film commence. J' ai du whisky et ma peau pour vous. Installez vous et écoutez.....La pluie, le chant du monde dehors. Les oiseaux. Le film et vous....

Une homme et une femme discute à l'opéra. Symphonie.Les violons qui s'accordent. L e décor s'inistalle. Les dialogues s'instaurent tout autour. On reproche des oreilles trop 18ème à un gars qui préfère Bach.Des babillages en orchestre. Et là, dans cette ambiance confinée, calculée, remplie de femme poudrées, dociles:

"_Lui : c 'est moi ou rien

_Elle:  c'est la même chose ......"

Je ris mes amis, je ris. Le temps de se remettre dans la gouaille de l'époque, dans les pianos, les grands yeux enfiévrés. La douceur du grain; et voilà que le réalisateur recommence.....

Dans un bar....

"_Ben moi tu m'as pas oublié ? !

_C'est normal, je n'oublies que l'essentiel"

Les amoureux sont seuls au monde ....

Si seulement...