mercredi, 26 avril 2006
26/04/06-régine
Une pièce. Sombre. Une chaise.J'y suis attachée.Soudain une grande lumière. Je ne sais plus ou je suis.Je ne vois plus rien.Comme le jour de ma naissance. Je renais au jour. M es yeux s'habituent petit à petit. Régine Desforges. Derrière un pupitre.Fait mon procès ."Alors comme ça, tu jettes mes livres ? hein ?! Alors comme tu tapes mes photos ? hein ?! Alors comme tu n'aimes pas ce que je fais , tu critiques, tu sabordes , tu craches, tu fulmines , tu ris , tu te moques ? J e n'admets pas ce genre de comportements déviants, méchants, vils, petits.....Je te condamne à la perpétuité..."
Le coup de marteau tombe.Ma tête enfle, mes tympans brûlent. Régine tourne autour de moi, fait tourner la lampe, tourne autour de la chaise.J e vois flou. Je ne sais plus.J'entedns Régine encore et encore. Elle hurle, elle rie. Elle lit.Elle lit des passages de ses oeuvres!J e ne peux pas fermer les yeux, je la regarde hurlante, sifflante, écumante. Les traits déformés. L,es cheveux hirsutes, la bouche fanatique. Elle lit sans s'arêter. Et elle recommence.......Encore et encore et encore et encore ....
Au réveil. Sueur. Le livre sur la table de nuit me fixe narquois. S'en est trop.Je me jette bavante et hystérique sur le livre. Je le tape côté photo sur la table de nuit . Et je cache le livre, loin de mon regard. Je n'ose pas me rendomir.Je suis aux aguets.J'ai peur .....
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jeudi, 23 mars 2006
22/03/06-empaillé
J'ai rêvé dun chien. Je l'empaillais. Je lui fourrais de la paille par tous les orifices possibles. Je voulais qu'il soit tout dur. Puis il a fallu le transporter. Je le prends donc dans mes bras. Mais là, chose étrange il bouge, respire, jappe, remue la queue....Moi de surprise, je lâche le chien qui tombe à terre. Il git là , mort, plein de pailles..J'en vois encore qui sort par les oreilles....
Apparemment , ce chien ne vit que quand on le porte. Qu'en la présence des gens ...
Mais peut-être que ce chien c 'est moi ? Moi. Peut-être que le chien veut me dire que moi aussi je ne supporte pas d'être toute seule? Peut-être que je finirai folle avec de la paille dans les oreilles, à baver sur le sol .... C 'est peut-être mieux comme ça qui sait...
Au réveil, mes bouteilles crépitent. Je tends l'oreille. La bouteille de jus de fruits crépite. Les pots de confitures crépitent. Ou alors est- ces mes poumons pavés de goudron qui siffle et me rappellent leur présence...Bitume mon amour...Ou bien est - ce les restes de pailles ? Je commence ma parano du matin. Je referme les volets et retourne me coucher...
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mardi, 21 mars 2006
21/03/06-crocodile
Une foire expo sur le mexique. J'y emmène des élèves. J'y suis. Nue. Intacte. Explosion de couleurs. Sauf pour moi. Noire et blanche. Gros grains. Défauts annulés. Virginale. Peau grise. Eclatante. Promenade parmi les plans d'eau. Trottoirs sous l'eau. Un champ d'herbes tapissent les eaux mortes. Une forme. Des yeux jaunes lacèrent l'eau, fendant les herbes. Mon crocodile. Ecailles lascives, lanscinantes. Luisantes. Il sort de l'eau. Force. Calme. Il s'avance. Luisant. Lascif. Calme. Il m'attire. C'est un crocodile. Un banc de sable nous attend. Je m'étends. Un des élèves nous rejoints .Il a 15 ans. On l'attend. Il s'avance toujours calmement. Je frotte mes mains sur ses écailles. Pour saigner. Pour avoir mal. IL me pénètre calment par derrière. Je m'occupe de mon élève. L es écailles me fendent le dos. Mais je ne crierai pas. Je ne veux pas lui faire honte. Lui si calme. Il me creuse à l'intérieur. Des sillons de peau. De la vase. Je m'enfonce en lui, avec lui, dans la vase. C 'est dangereux mais je jubile. L 'élève m'ennuie. Il n'aime pas mon amant. Nous l'enfonçons dans la vase et baisons par dessus. J'espère que le crocodile l'emmènera avec lui. je ne veux des souvenirs plus qu'avec lui....
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mercredi, 15 mars 2006
14/03/06-thank you satan
La forêt. La nuit. Dortoirs en plein air. Un lit entre chaque arbre.
Le diable arrive. Il m'appelle: "femme nazie!", "femme nazie!".
J'accours, en uniforme kaki.
Il me demande de pisser pour lui. De pisser nue, avec pour seul accompagnement: mon brassard et son appareil photo..
Je me déshabille, m'accroupis, urine devant un projecteur...
L a seule chose que je vois de tous les côtés sont des lumières aveuglantes, des flashs d'appareil...Je suis bien..
09:20 Publié dans rêves | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 09 mars 2006
28/02/06-headless
Je rêve. Elle est là. Puissante. Colossale. Sa colonne vertébrale me nargue. Sans visage, sans identification. Elle est là. Sculpturale. Son visage s ‘arrête aux épaules. Elle commande. Je lèche avec application le moignon. Elle n’est qu’une colonne vertébrale. La rondeur de ses épaules me nargue. Mes nuits pour ses épaules. Les arbres pleurent la rondeur de ses épaules. Je lèche avec attention le moignon. Elle commande.
12:46 Publié dans rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/01/2006-10ans, T-shirt blanc
10 ans. T-shirt blanc. Cheveux noirs, mi-longs, pas peignés, mal coupés, rêches. Presque rapeux. Sable, papier de verre. Elle est irritante. Volatile jusqu’à la surface. Culotte jaune, t-shirt blanc, elle s ‘étend. Elle a 10 ans. Elle s ‘étend, elle s’étale, se touche. Les sonorités du corps transparaissent. Ses lunettes m’invitent. Je ne veux pas refuser. Je dois l’initier. Elle se touche plus fort. Elle est experte la pute. Je vis dans un monde sale. Elle grandit dans un monde sale. Les petites filles ne sont plus pures. Je résiste, m’agenouille devant mon bourreau en culottes mouillée. Ses cheveux piquent ma main.
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mercredi, 08 mars 2006
28/09/04-gorges de neige
Neige. Lumière jaune. Flocons jaunes sur le sol blanc. Un champ. Elle s’avance. Elle s’avance. Elle court. Elle a peur. Elle transpire et s’avance. On court derrière elle. On poursuit sa peur. Elle transpire. Elle court. Je chasse son assaillant pour pouvoir garder son corps pour moi. Il s’enfuit. Elle s’arrête. Elle s’avance. Elle a peur. Elle transpire. Je l’allonge. Elle a peur. Elle transpire. Je la rassure. Elle transpire. Je l’égorge doucement et j’avance.
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22/09/04
En équilibre entre ma bite et mon couteau. Souvenir d’un rêve.
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